Débats du Sénat - PÉRIODE DES QUESTIONS

 

 

L'honorable Maria Chaput : Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat. Le gouvernement, comme vient de le mentionner l'honorable sénateur Tardif, a justifié sa décision d'abolir le programme d'apprentissage de langue seconde en disant qu'il était devenu trop coûteux, tout en affirmant que le bilinguisme demeure une priorité.

Puisque le bilinguisme demeure une priorité pour le gouvernement, madame le leader du gouvernement peut-elle expliquer quelles directives ont été données aux ministères fédéraux quant aux ressources plus rentables qui sont disponibles pour les employés qui veulent apprendre une des deux langues officielles?

Le sénateur LeBreton : Honorables sénateurs, l'engagement du gouvernement à l'égard du programme de formation linguistique est total. Il a été décidé que les services de formation linguistique de l'École de la fonction publique du Canada pourraient être assurés par les établissements scolaires et les universités, et que ces établissements pourraient former le même nombre de personnes à des coûts moindres pour le contribuable.

Dans notre conduite personnelle, quel que soit le domaine où nous travaillons, nous tenons tous à obtenir du travail de qualité produit par des professionnels. Quant à ceux qui forment les hauts fonctionnaires ou ceux qui ont besoin de formation, le fait est que, s'ils travaillent dans une université ou dans une école de formation linguistique, il est difficile de penser que le niveau de formation et de compétence sera inférieur à ce que pouvait offrir l'École de la fonction publique du Canada.

Le sénateur Chaput : Si je comprends bien, les fonctionnaires qui, jusqu'à tout récemment suivaient des cours de langue auraient été redirigés vers d'autres ressources. Quand pourront-ils continuer à suivre leurs cours?

Le sénateur LeBreton : Honorables sénateurs, je crois que la formation se poursuit. Le gouvernement a recours à d'autres ressources pour offrir cette formation linguistique. Je ne vois aucune rupture dans le programme courant de formation linguistique. Il faut avoir des agents de formation compétents. Il est bien évident que les universités et les écoles de formation linguistique peuvent fournir ce personnel. Les fonctionnaires qui ont besoin de formation linguistique l'obtiennent. Ils ne la reçoivent pas de l'École de la fonction publique du Canada, mais auprès d'autres spécialistes.

Le sénateur Chaput : Honorables sénateurs, le gouvernement a-t-il pallié cette réduction importante en prenant d'autres mesures concrètes qui seront immédiatement accessibles et disponibles aux fonctionnaires qui veulent apprendre une langue officielle?

Le sénateur LeBreton : Les services sont actuellement offerts par l'entremise d'universités, de collèges et d'autres établissements de formation linguistique. Il n'y a aucune rupture dans l'offre de formation linguistique pour les fonctionnaires qui, en raison du poste qu'ils occupent, ont besoin de cette formation. Nous ne devrions pas nous inquiéter de savoir qui enseigne aux fonctionnaires, pourvu que l'enseignement se poursuive.