Mercredi, 5 octobre 2011 à 16:37
Le Sénat du Canada - Période des questions
L'honorable Maria Chaput : Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat.
La semaine dernière, j'ai soulevé ma grande préoccupation à propos de l'embauche de M. Persichilli, un homme qui écrivait jusqu'à tout récemment des commentaires francophobes en tant que chroniqueur et qui est maintenant directeur des communications du premier ministre.
Nous voilà cette semaine avec le ministre des Affaires étrangères et du Commerce international qui décide d'avoir des cartes d'affaires en anglais seulement. Je répète donc ma question : quel message le gouvernement essaie-t-il d'envoyer aux communautés francophones du Canada quand le porte-parole principal du premier ministre trouve qu'il y a trop de francophones à Ottawa et que le porte-parole principal du Canada à l'étranger refuse d'inclure l'une des deux langues officielles du Canada sur ses cartes d'affaires?
L'honorable Marjory LeBreton (leader du gouvernement) : Honorables sénateurs, lorsque j'ai répondu à la question, la semaine dernière, j'espère avoir dit clairement que les opinions exprimées par M. Persichilli dans sa chronique du Toronto Star ne reflètent pas celles du gouvernement ni du premier ministre. En toute franchise, sénateur Chaput, je vous inviterais à lire cette chronique. L'interprétation qu'on en a faite attribuait au chroniqueur des propos beaucoup plus durs que ceux qu'il avait réellement tenus dans son article. Cela dit, je ne défends aucunement la position du chroniqueur. Le premier ministre est un ami du Québec, un ami de la langue française et un ami des francophones. Il en a fait la démonstration de plusieurs manières, notamment en reconnaissant la nation québécoise, en réglant le déséquilibre fiscal, en donnant au Québec un siège à l'UNESCO et en faisant l'annonce qu'il a faite vendredi dernier concernant la taxe de vente harmonisée et l'annonce d'aujourd'hui sur le pont Champlain.
Honorables sénateurs, le gouvernement applique à la lettre la Loi sur les langues officielles, et la dualité linguistique se reflète dans tout ce que fait et dit le premier ministre. Quant à M. Persichilli, il est un citoyen canadien très sérieux et très compétent dans le domaine des communications. Il occupe maintenant le poste de directeur des communications au bureau du premier ministre. D'autres personnes qui ont été engagées sont conscientes de la dualité linguistique de notre pays et s'intéressent aux enjeux qui touchent le Québec.
L'histoire des cartes professionnelles du ministre des Affaires étrangères montre encore une fois ce qui arrive lorsque l'on se fie aux journaux. Comme je l'ai signalé à la Chambre hier, les cartes professionnelles du ministre Baird sont imprimées dans les deux langues officielles.
