Jeudi, 29 septembre 2011 à 16:03
Les débats du Sénat - Période des questions
L'honorable Maria Chaput : Honorables sénateurs, ma question s'adresse au leader du gouvernement au Sénat et concerne le nouveau directeur des communications du premier ministre. Le monsieur en question est l'auteur d'un texte incendiaire à propos du Québec et des deux langues officielles du Canada.
Cet été, le chroniqueur Angelo Persichilli a parlé du bilinguisme canadien comme d'un énorme gaspillage défendu par des croisés du français. Pourtant, il a été embauché par le premier ministre à titre de directeur des communications. Le gouvernement réalise-t-il le message qu'il envoie aux Canadiens qui appuient le bilinguisme ainsi qu'aux communautés francophones à travers le pays en embauchant ce monsieur à titre de porte-parole principal du premier ministre?
L'honorable Marjory LeBreton (leader du gouvernement) : Je remercie le sénateur de sa question. Le sénateur Munson, que j'aperçois, a déjà été journaliste et a diffusé des reportages en ondes. À l'époque où il était directeur des communications pour M. Chrétien, on aurait pu lui reprocher plusieurs choses à lui aussi. J'ai en tête quelques exemples en particulier.
Quoi qu'il en soit, je voudrais assurer le sénateur Chaput que M. Persichilli a écrit l'article en question alors qu'il était chroniqueur au Toronto Star, je crois. Les points de vue exprimés dans cet article ne sont ni ceux du premier ministre ni ceux du gouvernement. Nous avons un excellent bilan pour ce qui est de l'application de la Loi sur les langues officielles et un respect absolu pour la dualité linguistique au pays.
M. Persichilli est un Canadien remarquable qui a beaucoup travaillé dans les médias ethnoculturels. C'est une personne exceptionnelle. D'autres membres du personnel du cabinet du premier ministre sont tout à fait capables de défendre avec brio le point de vue des francophones du pays, en particulier ceux du Québec.
L'honorable Jim Munson : Madame le leader peut-elle nous donner des exemples? Je ne médirais jamais à propos d'un Canadien français, parce que j'ai épousé une Canadienne française. Merci.
Le sénateur LeBreton : Non, non, non. Le sénateur m'a mal comprise. Je disais simplement que, en général, si un journaliste savait qu'un jour, il occuperait le poste de directeur des communications au cabinet du premier ministre, il ne ferait peut- être pas les mêmes commentaires et ne participerait peut-être pas de la même façon aux discussions, en ondes ou dans ses articles. C'est tout ce que je voulais dire.
